Liqueur de Framboises sauvages de montagne
Publié par alexis dans En montagne, tags: liqueur…et là vous êtes en train de vous dire : mais c’est quoi ce blog où il ne se passe plus rien depuis un moment ? Mystère, mystère…
Une des raisons parmi beaucoup d’autres est que c’est la saison où il ne fait ni assez chaud ni assez froid pour que je partage avec vous quelques expériences de montagne, notamment en terme de « paysages ». Mais n’allez pas imaginer que tout s’arrête.
L’été a été l’occasion de se servir de la montagne comme d’un garde-manger à ciel ouvert. Et c’est maintenant que l’on commence à apprécier un dûûûûûûr travail

Un exemple ?
Fabrication de la liqueur de Framboises
La fabrication de liqueur de framboises n’est pas une simple variation de la fabrication du génépi ou de l’alcool de mélèze. La liqueur de framboises est tout simplement considérée comme le top du top de la liqueur à base de fruits.Tout ce que vous pourrez lire sur ce breuvage vous le confirmera.
Cependant, pour réussir la liqueur de framboises, il faut s’armer de courage et d’abnégation. Faire (et réussir) de liqueur de framboises, ça se mérite. C’est tellement dur et tellement long à obtenir que si on vous en fait goûter, soyez alors sûr que vous êtes un invité de marque.
J’ai cueilli mes framboises fin juillet/début août 2009. Des framboises de montagne, sauvages forcément. Qui poussent à 1600m d’altidude, loin de n’importe quel type de pollution. Où ? Ahhhhh ça, c’est comme les champignons : c’est secret-défense…
Selon ma bonne vieille méthode , aussitôt cueillies, aussitôt :
- mises en pot de confiture;
- écrasées et mangées en accompagnement d’un bon yaourt nature
- …et pour une bonne part mises en bouteilles.
Ce dernier cas nous intéresse plus particulièrement. Cette mise en bouteille suit, au début, le même principe que la fabrication du génépi. Il faut 750g de framboises pour faire 1 litre de liqueur. Déjà, il faut s’armer d’un bon courage.
Mais… au bout des 40 jours « classiques », il faut sortir les framboises de leur bouteille avec l’alcool. Déjà, on comprend que ça va être divin… mais ce n’est pas fini.
Il faut ensuite mixer le tout, et le remettre en bouteille pendant 40 autres jours. On obtient une sorte de mélage à mi-chemin entre l’aspect liquide et l’aspect solide. Etrange
40 jours plus tard, il faut filtrer ce mélange. Pour cela, la meilleure solution est d’utiliser un linge « qui va bien ». Là, il faut trouver quelque chose dont les mailles du tissus ne sont ni trop serrées (la plupart du temps c’est le cas), ni trop larges. Mais la texture de ce tissus sera décisive. Un bon conseil : se mettre à deux pour extraire au mieux la liqueur.

La photo à gauche vous montre la jolie robe du liquide (un rouge putôt sombre et un assez opaque à la lumière du jour) et un petit dépôt au fond lors de cette 3ème mise en bouteille (une semaine après). Rien que le parfum qui se dégage du goulot est à tomber par terre. D’ailleurs y’en a un qui ne s’y trompe pas.
…et ce n’est pas encore fini. Il faut encore laisser 3 mois la liqueur dans un endroit à l’ombre, frais et sec.
Bref, vous avez tout compris : cueillies début août, les framboises sont sont immédiatement embouteillées puis ressorties une première fois en octobre. Elles sont mixées et ré-embouteillées en novembre. Fin février -autant dire début mars- la liqueur de framboise sauvage de montagne sera ENFIN prête !
Préparez en 2009, goûtez en 2010 ! En temps de crise, c’est ce qu’on appelle le crédit à la consommation, non ?








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