Presque 15 jours sans respirer de l’air frais, ça devenait dur…
Après une nuit où à Romette il avait beaucoup plu puis un peu neigé entre 4h30 et 5h du matin, j’ai choisi d’aller estimer le niveau de neige qu’il pouvait y avoir sur le massif de Ceüse. Pour savoir si dimanche une sortie à ski de randonnée était possible dans ce secteur.
Je classe cette sortie en catégorie « Gap », elle ne mérite pas la dénomination de « randonnée » mais elle permettra de se faire une idée du niveau de neige en ce moment dans la région.
Direction le parking des Guérins à Sigoyer, puis montée vers le premier chemin forestier. En fait, l’objet même de la sortie d’aujourd’hui. Dès le départ, il faut enfiler les guêtres car le niveau de neige démarre à plus de 15cm. Puis il monte vite.
En 15mn on fait face à un mur qu’il faut monter pour accéder au chemin forestier. On est dans les arbres, les branches, les végétaux sous la eige… L’été, c’est déjà difficile de trouver son chemin, mais avec la chute de neige… Beaucoup plus compliqué, et surtout beaucoup moins stable !
Quelques chutes dans la neige plus tard… voila le chemin. Depuis celui-ci on voit en bas (au-dessus des bâtons sur la photo) des enfants qui font de la luge sur une piste, et un itinéraire pris par 2-3 skieurs de randonnée (encore un peu au-dessus des bâtons sur la photo). Zut, c’était possible… mais j’ai quand-même un doute.
Sur le chemin je me vois confirmé qu’il y a bien une bonne quantité de neige, comme le montre la photo ci-dessous :

La neige arrive sur ma jambe gauche presque au niveau du genou. Ok, c’est vrai que je ne suis pas bien grand, mais il y a souvent plus de 40cm de neige…
Le chemin est vierge de toute trace, à droite comme à gauche. Chouette alors.
Je fais quelques centaines de mètres le long du chemin, histoire de vérifier que le niveau de neige est bien régulier. C’est la cas. Puis devant l’heure et le temps qui n’est pas rassurant depuis le début, je rebrousse chemin pour suivre mes pas durant mon retour.
Arrivé au niveau de la descente, je rencontre quelques gapençais. Ils font la descente lennnnnntement. Ca glisse tout le temps. L’un d’eux marche sans gants. Ce n’est pas forcément grave, mais à cet endroit…
Bref, c’est le divertissement de la journée !
La morale de cette histoire
Et du coup ça m’a rappelé une réflexion que je m’étais faite il y a quelques années quand venu de Guillestre j’étais venu habiter à Romette / Gap…
Le gapençais est probablement le seul être humain qui habite la montagne et qui n’y est pas adapté. Par exemple, l’hiver le Gapençais n’équipe pas sa voiture de pneus neige. Ca fait un joli spectacle quand il neige dans la ville !
Ce que j’ai vu aujourd’hui me fait étendre cette constatation !