Voici la réponse à un email qui me permet de faire profiter à tous les lecteurs de ce blog de la réponse à la question que Ludivine m’a posé… voici le message que j’ai reçu cet après-midi :
Bonjour !
super ton site… !!! [ nb wââââ j'adôôôre qu'on dise ça !
]
Je le parcours reguilièrement car je pars en octobre faire un trek au nepal de 25 jours…
Tes conseils et tes anecdotes m’aident bien pour faire les bons choix.
En revenche j’aurais aimé savoir comment finalement ça c’est passé niveau photo et batteries. Tes 4 batteries ont elles eté suffisantes ? Ne se sont elles pas déchargée toutes seules ?
Il est sur que je ne pourrais pas recharger mes batteries durant le trek. Que me conseilles tu pour que je puisse prendre des photos pendant 24 jours ?
Ce message se réfère au billet qui explique le choix de mon appareil photo numérique que j’ai acheté pour mon trek au Népal. Voici mes conseils pour Ludivine et pour tous ceux qui partageront ses problématiques. Un zest de stratégie là où on ne s’y attend pas forcément !

Un seul réflexe : protéger les batteries du froid
Tous ceux qui font beaucoup de montagne l’hiver le confirmeront : le froid intense tue littéralement les batteries. Le frois épuise les batteries de téléphone portable, et bien sûr celles des appareils photo numériques.
La seule parade : garder systématiquement les batteries au chaud. J’insiste, car parmis tous mes compagnons de trek, une seule personne n’est jamais tombée à sec avec ses batteries et ne les a jamais rechargées : c’est moi !
La journée au contact de la peau
La seule façon de tenir au chaud les batteries la journée c’est de le mettre dans la poche de son pantalon. Arrivé en haute altitude (c’est-à-dire pour mon trek à partir de Namche Bazaar), je retirais systématiquement la batterie de mon appareil photo pour la tenir au chaud. Sinon, elle était inévitablement exposée au froid. C’est un peu pénible de marcher avec 4 piles dans une poche et à chaque fois de rengainer/dégainer sa pile dans l’appareil pour prendre parfois une seule photo, mais il n’y a pas de secrêt : c’est comme ça qu’on prolonge la durée de vie de ses batteries.
En fin de journée, même choses : interdiction de laisser les batteries dans le sac à dos : l’environnement est bien trop froid. Donc, même punition : on garde les batteries avec soi, sur soi.
Dans le duvet aussi
La nuit, la règle s’applique comme pour la journée. J’avais prévu une « boîte à piles », une sorte de petit tupperware, que je glissais avec moi toutes les nuits dans le duvet pour garder au chaud les batteries de l’appareil photo mais aussi la frontale (eh oui !), et mes quelques autres piles pour mon mini lecteur mp3 que j’avais embarqué (quel bonheur…).
Bref : protéger ses piles requiers une très grande rigueur, mais la récompense sera là…
Des rechargements sont possibles, mais…
Oui, des rechargement sont malgré tout possibles. A Kathmandu et dans les zones hyper-touristiques (eh oui, le Khumbu c’est hyper touristique…), c’est une possibilité qui est même fréquente. Il faudra simplement compter le double de temps pour une recharge, mais il est possible d’utiliser les appareils de recharge dont on dispose.
C’est possible, mais c’est rapidement pénible. Le rechargement est payant. Normal : l’électricité est obtenue à partir de panneaux solaires. Et puis ils font bien ce qu’ils veulent, on est pas obligé de recharger ses batteries… C’est pénible pour les raisons suivantes :
- à 200 ou 300 roupies la recharge tous les jours, on fini par se créer un budget « recharge de batteries ». En fin de trek, ça ne fait pas vraiment un trou dans les comptes mais cet argent pourrait être dépensé à bien meilleur escient;
- selon quand on arrive à son étape, en lodge par exemple, il y a tellement de monde qui a demandé une recharge qu’il n’y a plus de place. On se peux donc se retouver la veille d’une superbe étape à cours d’électricité pour le lendemain. J’en connais 2-3 à qui s’est arrivé.
Mon conseil est évidemment ne pas dépendre de la recharge : les occasions de photographies sont parfois aléatoires et inattendues.
Choisissez des bonnes batteries
Ca peut paraître évident, mais des batteries qui stockent beaucoup d’énergies vous emmèneront évidemment plus loin.
Le choix de mon appareil photo dépendait aussi pas mal de la capacité des batteries. L’appareil que j’avais choisi disposait des batteries les plus puissantes du marché sur le créneau de ce type d’appareil.
De même, ne choississez pas les batteries de rechange bon marché, mais qui stockent bien moins d’énergie que les batteries originales.
Les cartes mémoire
Je n’ai personnellement pas eu de problèmes avec mes cartes mémoire, même si là encore d’autres personnes en ont eu. Mais j’ai préféré prendre les devants…
Ma stratégie était la suivante : ne pas choisir une carte de grosse capacité mémoire pour le trek, mais morceller une grosse capacité mémoire en plusieurs cartes de capacité moyenne. L’intérêt : en cas de perte d’une carte ou d’un dommage irréparable sur l’une d’elle, j’avais toujours la possibilité d’utiliser d’autres cartes, et de réduire mes pertes de photos.
Je disposais de 4 cartes SD pour 3 Go de mémoire, et mon organisation était la suivante :
- carte 1 : Kathmandu les jours d’arrivée;
- carte 2 : 1er et 3ème quarts du trek;
- carte 3 : 2ème et 4ème quart du trek;
- carte 4 : Kathmandu et environs les jours de retour du trek.
Maintenant à vous !
Vous savez maintenant tout et vous n’avez maintenant plus aucune excuse pour ne pas ramener de superbes clichés numériques de vos aventures, issus des zones les plus reculées et les plus hostiles du globe !